Ellen, Floriane et Thibaut allaient prendre le train vers leur domicile a la Côte belge quand la tentative d'attentat a eu lieu.

"On a vu deux explosions avec du feu. Ca s'est passé en bas des escaliers. Nous étions attablés au Quick. Il n'y avait pas d'endroit où partir, car les portes ont fermé à 20h. On a donc couru avec d'autres personnes pour nous cacher. Un employé de Starbucks a appelé la police. Ça nous a semblé une éternité avant qu'ils n'arrivent... Il y avait de la fumée partout. On a dû lever les bras pour partir quand la police est arrivée. Le paquet contenant ce qu'on croit être la bombe est tombé dans le Quick. On a eu la peur de notre vie. Physiquement on est ok. Mentalement beaucoup moins..."

"Des gens couraient sur les voies"

Alain, 54 ans. "Je déposait une amie à la gare quand des gens ont commencé à courir. Ils criaient "un attentat, un attentat !", d'autres "c'est un feu d'artifice". Les gens ont commencé à se cacher partout, derrière les escalators. D'autres ont voulu fuir en courant sur les rails. Un train est même passé à côté d'eux sans s'arrêter. On a finalement était secouru par un conducteur qui nous a fait monter dans son train et nous a conduit à la gare du Midi. Je n'ai pas vu ce qui s'est passé, je ne savais même pas qu'il y a vraiment eu une tentative d'attentat..."


"Il a crié Allah Akbar"

© D.R.

Nicolas Van Herreghem, agent de triage, 35 ans, a croisé la route d'un auteur de la tentative d'attentat. Il témoigne.

"Je descendais pour aller sur le quai. J'ai entendu quelqu'un crier. Un homme a la tete ronde, portant un jeans. Il disait que les djihadistes existeront toujours. Il a aussi crié Allah akbar. Puis il a fait exploser le trolley à côté de lui mais il n'a pas été blessé. J'ai senti la vague de chaleur, ça tremblait. L'explosion n'était pas vraiment forte mais j'ai ressenti le souffle. De la fumée sortait de la valise.

De là j'ai donne l'alerte d'évacuation à mes collègues. Alors il m'a suivi pour me descendre. Il est entré dans notre bureau avat de repartir. Il n'était pas armé. On l'a vu partir au bout du quai.puis je ne l'ai plus vu.

Pour moi il visait les voyageurs, un endroit où plus de gens sont à quai pour faire des victimes. J'ai aussi vu des fils sortir de sa chemise. Je pense qu'il portait une ceinture explosive."

Jean-Michel Michel, chef de gare à la SNCB, était également présent lors des événements. “On a entendu l’explosion, mon collègue a cru à une bombe. Cette explosion aurait eu lieu à l'entresol. L’homme est descendu sur les voies 3 et 4. Il disait “Allahu Akbar”. Bizarrement, il est parti en direction de Bruxelles-Chapelle. A voir, il avait autour des 35 ans.”