Chaque personne disposera ainsi d’un kit de dépistage salivaire. Concrètement, un tube en plastique dans lequel on vient fixer un petit entonnoir qui va recueillir la salive. Une fois la salive dans le tube, il faut le refermer avec un bouchon, libérant un liquide qui va tuer le virus. "La première étape du test est donc réalisée par la personne elle-même, Pas besoin de l’aide d’un personnel médical", poursuit Fabrice Bureau. Les échantillons pourront ensuite être analysés dans des laboratoires classiques et non plus dans des structures hautement sécurisées. Et les résultats donnés dans la journée. Un gain de temps et de personnel énorme.

Cependant, ce test serait moins efficace que le test nasopharyngé.

La sensibilité dans le nez et dans la gorge est en moyenne de 90 % quand la sensibilité salivaire est, elle, de 80 %. Ainsi, le dépistage pourrait manquer d’efficacité pour des personnes à la charge virale plus faible. "Dans le monde déconfiné dans lequel on se trouve actuellement, l’important est de réaliser un testing de masse et de déceler un maximum de personnes contagieuses. Et les personnes contagieuses contaminent les autres par la salive." Un test qui a déjà attisé l’intérêt de nombreuses entreprises et universités belges. L’objectif pour l’ULiège est désormais de développer 2 millions de tests par mois.