Les agriculteurs y défendront une nouvelle fois leurs revendications dans le cadre du plan stratégique wallon lié à la nouvelle Politique agricole commune (PAC). Trois véhicules agricoles ont été placés juste devant l'entrée du siège d'Ecolo, avec au milieu la fausse vache du MIG (Milkproducer Interests Group) suspendue par un engin de manutention télescopique.

Cette action intervient alors que le gouvernement wallon met la dernière main à son plan stratégique relatif à la nouvelle PAC.

Les agriculteurs demandent en premier lieu plus d'équité sociale dans la distribution des aides.

La Fugea réclame encore la mise en place d'aides attractives soutenant la transition agroécologique des exploitations agricoles ainsi qu'une augmentation des aides à l'installation des jeunes agriculteurs.

A l'issue de la rencontre à Écolo, le président de la Fugea Philippe Duvivier s'est dit rassuré : "Notre grande crainte concernait les fermes environnementales et le deuxième point sur les aides couplées était aussi très important. On est rassurés sur ces deux points car on sent qu'à trois jours de la signature du plan stratégique de la PAC des équilibres se mettent en place".

Le co-président d'Ecolo Jean-Marc Nollet est sorti parler aux agriculteurs mobilisés : ''J'ai senti dans cette réunion qu'il y a plus de convergences que de divergences... Il n'y a pas pour nous d'avenir sans agriculture - c'est votre slogan - mais il n'y a pas d'avenir non plus sans nature. Pour nous, cette enveloppe de près de 2 milliards d'euros sur les 5 ans à venir doit aussi accélérer la transition. (...) On va soutenir les agriculteurs et notamment les jeunes qui font ce choix de la transition, mais en tenant compte comme vous le demandez de la réalité de nos fermes aujourd'hui et de toutes nos fermes, pas seulement des quelques grandes exploitations mais aussi des centaines de petites exploitations qui ne bénéficient pas assez de la redistribution".

La délégation est ensuite partie en tracteurs aux sièges des partis MR et PS.

La réforme a par ailleurs été jugée insuffisante par nombre d'ONG environnementales et d'agriculteurs défendant une agriculture familiale.