Le recours, d'une vingtaine de pages, sera adressé au Conseil d'État ce lundi matin. "Ce n'est pas que nous sommes contre les mesures anti-coronavirus", explique le juriste Jan De Groote, mais le couvre-feu va à l'encontre de la Constitution. "Nous ne pouvons pas déclarer d'état d'urgence en Belgique, comme en France. L'article 187 stipule que la Constitution ne peut être suspendue ni partiellement ni entièrement".

M. De Groote estime qu'il existe assez d'alternatives pour prendre des mesures qui ne violent pas les droits constitutionnels fondamentaux. "Une interdiction de rassemblement atteint le même objectif et est légale. C'est une restriction de liberté et non une privation. C'est une différence majeure, l'une est constitutionnelle, l'autre pas".

Les universitaires lancent aussi une campagne et une pétition avec leur recours.

Interrogée, la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) s'est dite confiante concernant la légalité des mesures prises. Elle attend la réponse du Conseil d'État avec sérénité, selon son porte-parole. Cette réponse devrait intervenir en fin de semaine voire au début de la semaine prochaine.