Les positions se précisent sur le test PCR. Ce jeudi à la Chambre, Alexander De Croo a confirmé que ceux qui n'ont pas eu la possibilité de se faire vacciner auront droit à deux tests gratuits cet été. Il s'agissait d'une position défendue notamment par Frank Vandenbroucke.

Selon nos informations, le ministre fédéral de la Santé (Vooruit), avait dans un premier temps proposé que les tests PCR soient rendus gratuits pour toutes les personnes non vaccinées. En pratique, l’idée de base était qu’une enveloppe de quatre tests gratuits à dépenser jusqu’en septembre soit octroyée à chacune de ces personnes encore non vaccinées. Une évaluation chiffrée a été réalisée. "Le coût de cette mesure s’élèverait à presque 500 millions € pour 4 tests PCR " , nous glissait un interlocuteur au fédéral, ce qu’on nous confirme à bonne source. Le coût de la mesure a solidement refroidi une bonne partie du gouvernement.

Quatre possibilités ont alors été mises sur la table:

La première consistait à conserver les tests PCR payants pour tout le monde (47 € par test). Ce choix se révélait discriminant pour ceux qui n’ont pas pu se faire tester.

La seconde consistait à rendre le test gratuit pour tous. Le demi-milliard d’euros nécessaire à cette mesure a poussé le gouvernement à chercher une autre solution. Plusieurs ministres ont estimé que les personnes qui peuvent se permettre des vacances à l’étranger peuvent aussi supporter les coûts supplémentaires liés aux tests.

La troisième piste évoquée était d’instaurer une gratuité des tests pour "les personnes aux moyens réduits". Les discussions auraient dû porter sur les personnes qu’on inclut concrètement dans cette liste de personnes moins favorisées.

Finalement, c'est la quatrième piste qui a été retenue: rendre le test gratuit pour ceux qui n’ont pas eu l’opportunité de se faire vacciner, tandis que ceux qui n’ont pas saisi l’opportunité de le faire devraient payer les 47 euros. Chaque citoyen qui n'a pas pu se faire vacciner aura droit à deux tests gratuits. Cette mesure bénéficie surtout aux jeunes puisque la plupart de ceux-ci n'ont pas encore pu se faire vacciner.