Le Parti socialiste, partenaire du Mouvement réformateur au fédéral, mais adversaire dans les Régions et à la Fédération Wallonie-Bruxelles s'est retrouvé dans le collimateur samedi du président du MR Charles Michel qui adressait ses voeux aux militants de son parti, dans son fief de Wavre. "J'avais 12 ans lorsque le PS a pris les commandes à tous les niveaux de pouvoir. Un quart de siècle de domination. Mais si le PS avait utilisé les bonnes recettes pour l'emploi et l'activité depuis 25 ans, on l'aurait remarqué. Non, ce sont de vieilles recettes, qui étouffent l'entrepreneuriat, cela ne marche pas. Il faut plus de liberté, plus d'initiative, plus de libéralisme", a dit Charles Michel à Bierges (Wavre) lors d'une première rencontre de Nouvel An avec les militants parmi d'autres prévues ailleurs en Wallonie et à Bruxelles.

Courroucé par l'apparition du Premier ministre Elio Di Rupo dans l'émission télévisée "69 minutes sans chichis" de la RTBF, qu'il voit comme le symbole de la toute-puissance socialiste dans les structures publiques, Charles Michel a assuré que les élections mettront le holà à ces comportements. Nous sommes ici entre nous pour une fête "sans chichis" loin des "publireportages des antennes de la télévision publique", a dit le président du MR. Quelle sera la prochaine étape? , s'est-il interrogé. "Un dîner presque parfait, peut-être Star Academy voire L'amour est dans le pré? Non, je préférerais Koh-Lanta pour dire 'Elio, l'aventure du tout au PS s'arrête maintenant'", a-t-il précisé.

Disant n'avoir "aucune exclusive" vis-à-vis de personnalités ou de partis politiques en vue du 25 mai, Charles Michel en a appelé au bon sens des citoyens pour mettre fin à ce qu'il considère comme des dérives. "Non, ce ne sera pas l'administrateur général PS de la RTBF qui nommera le gouvernement, ce seront les électeurs qui choisiront", a-t-il dit.

Le président du MR a fait valoir le bilan des siens au sein d'un gouvernement fédéral qui a assaini les finances publiques à hauteur de 22 milliards d'euros, grâce à la rationalisation des structures, des réformes, certes difficiles mais sans faux-fuyants, et qui a pris des mesures pour les indépendants et les PME.

Et la réforme de l'Etat à laquelle a participé le MR permettra à la Wallonie et à Bruxelles de disposer de leviers beaucoup plus importants en vue de permettre leur redressement, une tâche dans laquelle ont failli les majorités en place, a dit Charles Michel, égratignant au passage les mensonges du ministre du Budget André Antoine (cdH) sur l'état de l'endettement et l'échec des politiques d'énergie, les plus chères d'Europe, gérées par le ministre Jean-Marc Nollet (Ecolo).

Le MR fait de la fiscalité, de l'enseignement et de la gouvernance ses trois grandes priorités pour les élections de mai.

Charles Michel sera tête de liste pour le Brabant wallon à la Chambre alors que l'actuelle députée fédérale Valérie De Bue emmènera les troupes MR dans la circonscription de Nivelles pour la Région.