"Je comprends les questions, nous y sommes sensibles, mais il y a une hiérarchie dans les priorités", a-t-il répondu à Belga, citant notamment les besoins criants de relogement et de sécurisation.

Dans la presse du jour, le ministre wallon de l'Énergie Philippe Henry a apporté plusieurs réponses à de premières questions sur la gestion des barrages en amont des zones inondées et sur l'information fournie à la population, mais le PTB (opposition) a d'ores et déjà fait part de son insatisfaction.

Les partis ont repoussé une demande des communistes de tenir en urgence une commission au Parlement wallon sur le sujet. "L'urgence reste au travail de terrain, beaucoup de bourgmestres y sont impliqués, tandis que les administrations régionales réunissent des informations qui ne sont encore à ce stade que parcellaires", expliquait-on dans la majorité parlementaire où, quoi qu'il en soit, l'on n'imagine pas que l'assemblée ne se réunisse pas sur le sujet avant la rentrée parlementaire.

Pour Elio Di Rupo, "il va sans dire que les différents services, à la lumière de ce que l'on entend çà et là, préparent des éléments qui seront transmis à tous ceux qui le demanderont".

"Mais le temps est encore à l'urgence. Nous aurons ensuite tout le temps d'examiner avec précision ce qu'il s'est passé, de manière transparente, en interrogeant tous les services qu'il conviendra. Pour le moment, il reste encore un travail colossal sur le terrain."