"Les bourgmestres sont excédés. Il faut absolument une communication claire si on veut faire respecter les mesures", lui avait auparavant expliqué Jacqueline Galant, députée régionale et bourgmestre de Jurbise (Hainaut).

"Nous devons avoir un maximum de mesures généralisées pour que les gens comprennent ce qu'ils peuvent faire", avait renchéri Marie-Martine Schyns en pointant la situation particulière des communes limitrophes de la Communauté germanophone, elle aussi située en province de Liège mais où les règles sont différentes.

"Le comité de concertation a effectivement demandé aux gouverneurs et aux bourgmestres de prendre des décisions adaptées à la situation de leur province et de leur commune. Ils ont effectué un travail remarquable pour l'intérêt général", a de son côté assuré Elio Di Rupo.

"Les problèmes que vous signalez aux limites des provinces se retrouvent aussi aux frontières des États. On ne vit que dans une province et on applique les mesures en vigueur là où on vit. Si on vit à Liège, on applique les mesures décidées par la province de Liège". Et c'est la même chose pour les autres provinces, a-t-il expliqué.

"L'intérêt général dépasse les intérêts particuliers", s'est encore défendu Elio Di Rupo alors que les exemples d'incongruités se multiplient.

"Ce n'est pas correct de donner une image de cacophonie. Les décisions ont été prises par les gouverneurs en leur âme et conscience après de larges consultations", a-t-il ajouté en rappelant qu'un nouveau comité de concertation était prévu vendredi.

"Je n'imagine pas qu'il ne prenne pas d'autres mesures pour l'ensemble du territoire national", a prévenu le ministre-président.