Belgique

Les urnes ont livré leur verdict et au Parlement bruxellois, un nouveau parti fait son apparition. Une formation politique atypique dans le paysage politique belge, puisqu'elle se définit comme "animaliste".

À la faveur d'un groupement de listes, qui a permis à celles qui le composaient d'atteindre le seuil électoral de 5%, le parti DierAnimal a en effet obtenu un siège dans le groupe linguistique français, siège qui revient à Victoria Austraet. Ce parti se définit comme "le premier parti animaliste unifié, national et bilingue en Belgique".

Un mouvement international

DierAnimal s'inscrit dans un mouvement plus global. À sa création en 2018, il s'agissait, selon ses promoteurs, du 19e parti animaliste sur la planète. Dans certains pays (Pays-Bas , Portugal), des partis frères homologues ont déjà obtenu des élus.

Sur son site web, DierAnimal affirme : "Ensemble, nous formons le visage et la voix des animaux, et ensemble nous voulons construire une société plus équitable pour tous, dont l'humain n'est pas le centre d'intérêt unique".

Antispéciste

DierAnimal "aspire à une société éthique où chaque individu se respecte, indépendamment de sa couleur, de son genre, de son âge, de son espèce, puisque nous considérons que tout être vivant possède des droits naturels".

"Chaque jour, des animaux meurent alors que l'opinion publique y est de plus en plus opposée. Les animaux ne peuvent plus attendre", explique le parti dans son Manifeste. "La libération animale peut venir par les mouvements sociaux, mais nous pouvons l'accélérer par la politique, par la loi, en rentrant dans les parlements où sont décidés sans aucun état d'âme, le sort de milliers d'animaux et le sort de millions d'humains."

C'est désormais chose faite. DierAnimal est entré dans les parlements, ou du moins dans un Parlement, celui de la Région de Bruxelles-Capitale, où il sera "l'avocat" des animaux, "leur protecteur".