Maggie De Block a été au centre de plusieurs controverses depuis le 28 février.

Maggie a multiplié les polémiques ces dernières semaines, après avoir essuyé depuis 2014 des tirs de barrage de l’opposition et des vives critiques du secteur des soins de santé, en particulier sur sa gestion des budgets santé, jugés insuffisants pour épouser l’augmentation de la norme de croissance.

28 février. Des médecins tirent la sonnette d’alarme sur l’épidémie du coronavirus. Elle tweete et les traite de "dramaqueens (tragédiennes)", avant d’effacer son tweet. Plus tard, elle sommera les généralistes d’arrêter de "pleurnicher".

5 mars. En séance plénière à la Chambre, Maggie De Block décrit ainsi le coronavirus. "Il s’agit d’une grippe d’un type nouveau, mais doux (NdlR : milde griep), qui poursuivra son chemin sur notre planète avant de devenir une grippe saisonnière. (…)". L’affirmation laisse un goût amer.

9 mars. Maggie De Block annonce un premier décès puis dément quelques minutes plus tard.

22 mars. La situation qui prévaut en Belgique en raison de l’épidémie de coronavirus va durer encore au moins huit semaines, affirme dimanche la ministre de la Santé publique à De Zondag. Les propos sont mal compris. La ministre parle de la durée de l’épidémie, mais une partie du public la comprend comme l’annonce d’un confinement de deux mois. "Toute annonce est prématurée", doit tempérer à la mi-journée le ministre David Clarinval.

23 mars. Confusion sur l’approvisionnement des masques : six millions de masques sont arrivés mais les chiffres wallons et flamands ne collent pas. La confusion naît suite à une communication de la Flandre annonçant que 4,6 millions de ces masques lui seraient attribués, alors que le gouvernement wallon indiquait, lui, que 2,2 millions de masques iraient vers le sud du pays. Le ministre De Backer dissipera le malentendu. Sur ces six millions de masques, 4,6 millions prendront la direction de la Flandre, 1 million sera distribué en Wallonie, et les 400 000 restants à Bruxelles. La gestion des stocks de masques, couplée à la difficulté de s’approvisionner et à l’impossibilité d’en produire en Belgique, cristallise les critiques à l’égard de De Block depuis des semaines.

23 mars. Le Vif révèle que l’an dernier, la Belgique a procédé à la destruction d’un stock stratégique de plusieurs millions de masques de protection de type FFP2.

28 mars. Paris Match révèle qu'elle pourrait avoir renoncé à 3 millions de masques FFP2. Une offre de commande faite à l’entreprise hennuyère Pharmasimple a été annulée dans d’obscures circonstances. Les masques pouvaient pourtant être livrés à la Belgique cette semaine

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