Maître Dayer avait pour objectif de faire sortir son client en 2021. C'est un échec. En mars 2021, il annonçait renoncer "à court et à moyen termes" à demander la libération anticipée de son client. Ce revirement a eu lieu après que la demande introduite par les avocats de Marc Dutroux en 2019 de remise en liberté conditionnelle ait été suspendue et clôturée par le tribunal d'application des peines de Bruxelles suite à un rapport psychologique accablant. Ce dossier de 90 pages expliquait que l'homme condamné à perpétuité en 2004 pour assassinats, viols sur mineurs, séquestrations, association de malfaiteurs et trafic de drogue, avait toujours "un profil de psychopathe et sadique" et qu'"il n'avait pas de remords par rapport aux faits qu'il a commis". Le risque de récidive avait ainsi été jugé très élevé.

Un an après, Me Dayez partage à nos confrères de SudPresse que son client "a plongé" et est "au fond du gouffre". Ses appels au détenu incarcéré à Nivelles, selon un régime de sécurité particulier, rassemblent dorénavant à des consultations psychologiques. " Il me téléphone plusieurs fois par semaine. J’ai l’impression de faire de l’accompagnement psychologique. Je ne peux que constater la dégradation de son état psychique. Le rapport des experts-psychiatres lui a fait un coup dur", explique-t-il ainsi.