Mardi, en commission du Parlement, plusieurs députés de l'opposition mais aussi de la majorité sont revenus sur ces révélations, demandant notamment à la ministre comment l'école -dont le pouvoir organisateur est lié à une organisation présumée sectaire- pouvait être financée par les pouvoirs publics.

Devant les députés, la ministre Désir a assuré que ce dossier n'avait jamais été porté à sa connaissance par son administration, à laquelle elle a demandé un rapport urgent après la diffusion de l'émission en début de ce mois.

Selon les informations qui lui ont été fournies, Mme Désir a indiqué que l'école était composée d'une section primaire (école de l'Alliance) et d'une section secondaire (collège de l'Alliance).

En 2014, suite à des plaintes relative à des divers dysfonctionnements, des problèmes de salubrité et de mauvaise gestion, le collège fera l'objet de plusieurs enquêtes des services de l'inspection de l'enseignement.

En février 2016, suite à ces rapports, la direction annonce alors son intention de fermer la section secondaire. Mais en raison de l'opposition de certains parents, celle-ci continuera toutefois à fonctionner encore quelque, avant de fermer définitivement ses portes au 31 août de cette année.

L'école primaire a elle aussi fait l'objet d'une enquête de l'inspection suite à des problèmes signalés entre la direction et son pouvoir organisateur, mais sans déboucher sur de quelconques mesures.

M. Désir a assuré mardi que les différents rapports de l'inspection rédigés au fil de ces années passées ne faisaient aucunement état d'éventuels faits de moeurs envers les enfants, lesquels relèvent de la justice.

Elle a ajouté avoir demandé à son administration un nouveau rapport d'évaluation sur l'école de l'Alliance, avant de prendre attitude.

Début de ce mois, le parquet de Charleroi avait confirmé avoir reçu en 2017 deux plaintes pour abus sexuels envers l'enseignant, mais celles-ci avaient été classées sans suite.

L'école fait néanmoins l'objet d'une enquête judiciaire pour des soupçons d'escroquerie et d'abus de faiblesse notamment, laquelle devrait bientôt aboutir devant la chambre du conseil de Charleroi.