Les élèves de maternelle, de primaire et du premier degré du secondaire ne devront pas suivre d’enseignement à distance la semaine qui précède les vacances de Pâques.

"Il y a une volonté de se montrer bienveillant envers ces élèves en ne leur imposant pas de suivre des cours à distance dans des circonstances difficiles", indique Roland Lahaye, président de la CSC-Enseignement à l’issue d’une réunion entre la ministre de l’Éducation Caroline Désir (PS) et les acteurs de l’Enseignement.

Contrairement aux élèves du deuxième et du troisième degré de secondaire, les plus jeunes enfants n’ont en effet pas été habitués aux cours à distance. "On ne veut vraiment pas leur mettre la pression", confirme d’ailleurs le porte-parole de Caroline Désir.

Par ailleurs, des garderies seront organisées entre le 29 mars et le 2 avril pour les enfants dont les parents exercent des fonctions où le télétravail est impossible et pour les personnes qui sont dans l’impossibilité de garder les enfants.

Dès précisions sur ces deux points (garderies et cours à distance) devraient être fournies très prochainement.

Une réunion aura à nouveau lieu jeudi entre la ministre et les acteurs de l’Enseignement pour clarifier la situation, dans un contexte qu’on peut qualifier de tendu.

"On a l’impression d’être de retour un an en arrière sauf que la claque nous semble encore plus forte aujourd’hui", déplore Roland Lahaye. "La crise dure depuis bien trop longtemps. Le premier confinement était déjà une fameuse claque et malgré notre expérience, la deuxième claque est toujours aussi douloureuse. Pour moi, c’est un aveu d’échec. Si on doit reconfiner les écoles un an après le début de la crise, c’est que quelque chose a grippé quelque part. Où sont les vaccins ? Où sont les protections pour les enseignants ? Ces deux points n’ont même pas été évoqués pendant la conférence de presse qui a suivi le Comité de concertation."