Belgique La vie à la tête d’une formation politique n’est pas de tout repos.
Les présidents de parti sont sollicités à toute heure pour des questions allant de querelles dans une section locale aux négociations gouvernementales. L’exercice est ingrat : les présidents cristallisent la rancœur des inévitables mécontents. Et, en cas de défaite électorale, ils jouent bien souvent le rôle de fusibles. Chez Écolo, ils sont deux à partager ce fardeau, un homme et une femme, un(e) Wallon(ne) et un(e) Bruxellois(e). Pourtant, la direction de la formation écologiste est un sacerdoce plus usant qu’ailleurs. Les verts peuvent être impitoyables avec leurs leaders : en 1999, Jacky Morael, qui avait pourtant réussi à faire monter Écolo au pouvoir, avait été contré par ses propres troupes et n’avait pu devenir vice-Premier ministre. (...)