Ecolo a demandé jeudi aux communes du pays de promouvoir les feux d'artifices à bruit contenu, afin d'éviter aux animaux une source de stress et de danger. Les feux d'artifices ont illuminé le ciel de nombreuses communes du pays les nuits du Nouvel an et du réveillon de Noël, malgré l'interdiction que plusieurs avaient édictée. "Ces spectacles qui nous émerveillent peuvent générer des détonations pouvant atteindre jusqu'à 150 décibels (dB)", constate le député wallon Christophe Clersy dans un communiqué. "Les feux d'artifice classiques constituent une source de stress et de danger pour les animaux. L'ouïe des animaux étant généralement plus fine que la nôtre, le bruit dégagé par ces tirs devient pour eux un véritable cauchemar. Résultat: ils s'affolent, s'échappent, se blessent. Dans le pire des cas, les bruits générés par les feux d'artifice peuvent entraîner la mort de certains animaux." Beaucoup d'animaux, sauvages ou domestiques, interprètent les détonations et les flashs lumineux comme des menaces à leur survie, selon un grand nombre de vétérinaires, ajoute l'élu.

M. Clersy rappelle l'existence des feux d'artifice à bruit contenu, qui réduisent la nuisance sonore de l'explosion de 60 à 80 dB, sans pour autant avoir une répercussion sur la qualité du spectacle ni de coût supplémentaire. Une proposition de résolution sera déposée au Parlement wallon. Elle invite le gouvernement wallon à pousser les communes à encadrer au maximum l'utilisation des feux d'artifice à travers leur règlement général de police. Les feux d'artifice peuvent en effet être conditionnés à l'autorisation du bourgmestre, ou interdits sur certaines parties du territoire ou à certains moments, par exemple à proximité d'animaux qui pourraient être sensibles.