"Les présidents de parti ont, ces dernières semaines, donné de l'éclat à leur parti", a constaté M. Lachaert dans l'émission Terzake (VRT). "Je voudrais demander maintenant dix jours de sérieux pour boucler un accord avant le 'State of the Union' du 12 octobre", a-t-il dit, en référence au discours de politique fédérale que le Premier ministre donne chaque deuxième mardi d'octobre à la Chambre, avant le dépôt du budget à la Commission européenne le 15 octobre.

Les vifs échanges des dernières semaines entre partenaires de la Vivaldi sur les réformes des pensions et du marché du travail, sur les moyens fédéraux pour les victimes des inondations, etc., ont souvent mis aux prises socialistes et libéraux. "C'est normal que des socialistes et des libéraux aient une vision différente des choses et c'est logique qu'ils avancent des recettes différentes", convient Egbert Lachaert. Mais à ses yeux, l'agitation en public a assez duré. "Nous sommes à un moment où le calme doit revenir, où il faut aboutir à un budget correct et à des réformes pour le marché du travail."

Ces prochains jours, les autorités devront aussi se pencher sur le coût croissant de la facture énergétique. À cet égard, Egbert Lachaertappelle les différents niveaux de pouvoir à cesser de se renvoyer la balle, et à assumer une "responsabilité collective". Il a toutefois préconisé sa recette. Il existe en effet à ses yeux "d'autres options qu'une baisse de la TVA", comme la lutte contre les taxes et contributions qui pèsent sur cette facture.