En Wallonie, où les modalités pratiques d'application du CST ne sont pas encore adoptées, la ministre Désir espère pouvoir faire appliquer les mêmes mesures que dans la capitale, a-t-elle précisé en commission, en réponse à des questions des députés Marie-Martine Schyns (cdH) et Jean-Philippe Florent (Ecolo).

Le gouvernement de la Fédération s'est d'ailleurs concerté récemment avec son homologue wallon à ce sujet, a-t-elle ajouté.

Quant aux modalités pratiques pour l'organisation de voyages scolaires en Belgique, la ministre prépare actuellement une circulaire à destination des écoles.

Pour ce qui est des voyages à l'étranger (classes de neige, voyages de rhéto), Mme Désir a reconnu mardi que la situation était ici plus délicate vu la disparité des mesures appliquées par les pays étrangers, dont certains réclament un pass sanitaire, en ce compris pour des mineurs d'âge.

À défaut de vaccination, l'obtention de pareil pass est alors conditionnée à la réalisation de tests de dépistage réguliers. Mais pour Mme Désir, il est évident qu'il sera impraticable de réclamer aux organisateurs de tels voyages scolaires de faire tester les enfants toutes les 48 heures.

La crainte, c'est que les parents qui refusent la vaccination pour leur enfant décident alors de renoncer à ces voyages de classe, ce qui fera alors baisser le taux de participation à ces activités.

Or, la législation scolaire prévoit que 90% au moins des élèves d'une classe doivent participer à une activité extra-scolaire pour que celle-ci soit maintenue.

Sondée mardi sur un éventuel abaissement de ce seuil, Mme Désir a répondu que ce point devait être prochainement discuté avec les acteurs de l'enseignement, la question n'ayant pas encore été tranchée.