Elio Di Rupo pointe du doigt la stratégie des nationalistes et de leur président. 

Invité de La Première, Elio Di Rupo n'a pas caché son mécontentement quant au comportement des nationalistes flamands dans les négociations fédérales. Pour le ministre-président wallon, il n'y a aucun doute: le parti de Bart De Wever a mis en place une stratégie. "Leur stratagème, c'est le pourrissement, a lancé l'ancien président du PS, visiblement remonté. La N-VA essaie de démontrer que le niveau fédéral de notre pays est ingérable". 

Alors que les informateurs, Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR), sont attendus à 14 heures au Palais pour un rapport intermédiaire, il semblerait que la clarification qui leur avait été demandée quant à une possible alliance entre le PS et le N-VA n'ait pas abouti positivement. "Les socialistes et les nationalistes se voient, se parlent, a ainsi relaté Elio Di Rupo. Mais la N-VA n'accepte rien de ce que nous préconisons comme étant des éléments sociaux essentiels pour les citoyens".  Une déclaration qui vient confirmer les derniers échos sur l'échec d'un consensus entre les deux partis. Ce nouvel espoir d'une possible alliance était né le week-end dernier après les voeux de Bart De Wever, au cours desquels le président nationaliste avait tendu la main aux socialistes.

Mettant de côté l'éventualité d'une coalition avec les nationalistes, le Montois a mis la pression sur les épaules du CD&V. "Il a un rôle à jouer, soutient-il l'unité du pays ou la rupture du pays ?", a-t-il interrogé. 

Sur Emir Kir: "Je l'ai rappelé à l'ordre à maintes reprises"

Le socialiste est également revenu sur l'exclusion d'Emir Kir du PS. Pour le ministre-président wallon, il s'agit là d'un véritable "signal" lancé par la commission de vigilance de son parti. "Les valeurs du PS constituent le fondement de ce que nous sommes et on ne transige pas avec nos valeurs, a-t-il expliqué. Le cordon sanitaire est primordial, car nous considérons que derrière l'extrême droite, il y a de la violence". 

Elio Di Rupo a admis que ce n'était pas la première bévue du bourgmestre de Saint-Josse. "Je l'ai rappelé à l'ordre à maintes reprises, mais c'est un peu comme un verre qui se remplit d'eau, goutte après goutte, la dernière goutte finit par faire déborder le vase", a conclu l'ancien président socialiste.