Il a annoncé qu'il ne ferait pas appel de la décision du PS.

Exclu du parti socialiste la semaine dernière, le bourgmestre de Saint-Josse a pris la parole sur RTL ce mardi 21 janvier. Emir Kir est revenu sur les raisons qui ont poussé le PS à le mettre à la porte.

Emir Kir a accueilli une délégation de maires turcs d'extrême droite le 4 décembre 2019. Alertée par une plainte d'un militant socialiste, la commission de vigilance du parti a tranché vendredi 17 janvier du sort du député-bourgmestre de Saint-Josse. Condamnant formellement tout rapprochement avec l'extrême droite, les socialistes ont choisi de se séparer de Kir.

Le bourgmestre de Saint-Josse a vivement dénoncé la façon dont son éviction s'est déroulée. "Pendant toute cette affaire, j'ai été traité d'une manière inhumaine, mon procès a été fait dans l'opinion publique sans moi, a d'emblée regretté Emir Kir."Je ne peux pas accepter ce genre de procédé. Je suis un être humain, je peux commettre des erreurs. Cette manière de procéder me choque".

Une façon de faire qui le fait "gerber"

"Cela me fait gerber qu'on sous-entende une proximité avec l'extrême droite", a-t-il encore ajouté.

L'ex-socialiste  n'a également pas compris la différence de traitement dont il a fait l'objet. "Cette délégation a également été reçue par les instances européennes, quand c'est elles qui la réçoivent, on ne dit rien", a-t-il estimé.

Mais malgré qu'il ait jugé ne pas avoir été traité normalement, Emir Kir ne fera pas appel de la décision du PS de l'exclure. "J'ai décidé de ne pas introduire de recours, j'ai souffert dans ma chair, ma famille a souffert. Je ne veux pas revivre ce calvaire, a expliqué le bourgmestre de Saint-Josse. Si j'introduis un recours, je vais le revivre".

Enfin, l'homme a adressé un message à ses anciens collègues socialistes. "Je voudrais leur dire que ce n'est pas de la fraternité ce que vous avez fait", leur a-t-il souligné, tout en saluant le soutien que lui ont apporté les habitants de la commune de Saint-Josse.