Pour le microbiologiste, des données fiables au sujet du variant Omicron ne seront disponibles qu'au début du mois de janvier. Il tempère ainsi tout excès de réjouissance quant à sa dangerosité relative et il estime qu'il est encore trop tôt pour tirer des conclusions le concernant. D'ici là, il exhorte la population belge à faire preuve de prudence à l'approche des fêtes de fin d'année: "Certains éléments préliminaires indiquent que les patients deviendraient malades et contagieux plus rapidement qu'avec le variant Delta", avertit-il.

Emmanuel André craint ainsi une amplification des contaminations en deux étapes: une première lors de Noël et une deuxième au Nouvel An, où de nouvelles personnes infectées deviendront contagieuses à leur tour et donneront une deuxième accélération à l'épidémie: "Si tout le monde fait la fête sans complexe, le virus aura à nouveau quartier libre", s'inquiète-t-il.

Cependant, l'expert y voit également des signes encourageants. Il estime que des restrictions pourraient également avoir un impact plus rapidement: "Si le délai plus court entre deux générations d'infections se confirme, cela signifierait que des mesures pourraient avoir un effet après seulement une semaine", conclut-il.