À quelques jours du prochain comité de concertation, Emmanuel André s'est exprimé sur Twitter afin de faire le point sur la situation.

L'expert est d'abord revenu sur la transmission des variants en Belgique : alors que ceux-ci représentaient un faible pourcentage il y a encore quelques semaines, les personnes infectées aujourd'hui ont près d'une chance sur deux de se faire infecter par un variant. Celui qui prédomine largement en Belgique actuellement est le variant britannique.


Selon l'expert, bien que ce variant soit plus contagieux, le vaccin reste très efficace. Il affirme que le déploiement de la campagne de vaccination devrait, si on ne rencontre pas de problèmes d'approvisionnement, permettre de limiter l'impact épidémiologique de la montée en puissance des variants. "C'est difficile d'estimer si cela suffira à éviter un rebond. Probablement pas", précise-il.

"On va de toute évidence vers un mieux"

Outre la vaccination, Emmanuel André met en avant deux éléments positifs pour faire reculer l'épidémie : l'arrivée du printemps et nos comportements "adaptifs acquis depuis un an". "On va de toute évidence vers un 'mieux'. C'est certain. Même si cela passera peut-être/sans doute par un rebond transitoire du nombre d'infections", analyse l'expert.


Dans cette situation, le microbiologiste comprend les demandes des uns et des autres de retrouver progressivement une vie normale mais également la position du ministre de la Santé qui demande de tenir encore quelques semaines. "Comme toujours, chacune des décisions aura son impact sanitaire et ses coûts sociétaux intrinsèques. Il faut dans tous les cas rester rigoureux", prévient-il.

"Il reste une zone d'incertitudes et de possibles turbulences juste devant-nous, mais si on regarde un peu plus loin, je suis convaincu que nous sommes bien en train de préparer notre dernier déconfinement. On est en train de franchir un point de non-retour dans cette épidémie", conclut l'expert.