Le virologue de la KULeuven a commenté l'évolution préocupante du virus sur le territoire belge et plus particulièrement dans la ville d'Anvers. Il a tenu à prévenir les Belges, le virus n'est pas vaincu et les jours à venir seront compliqués. " On sait que ce virus est capable de se déplacer avec les contacts. On sait également qu’on va avoir toute une série de vagues suite aux retours de vacances, donc on s’attend à avoir un certain nombre de problèmes d’ici la fin de l’été", annonce Emmanuel André au micro de nos confrères de la RTBF. " Il y aura ensuite la rentrée scolaire et tous les virus respiratoires de l’hiver. On s’apprête à vivre des semaines et des mois difficiles"

Anvers, où le nombre de cas positifs s'envole, et les consignes de son bourgmestre Bart De Wever (N-VA) sont actuellement au centre de l'attention. Dans sa prise de parole lors de la conférence de presse qui a suivi le CNS de lundi dernier, la Première ministre Sophie Wilmès (MR) n'a pas hésité a dire qu'"Anvers vit un embrasement épidémique" et que "l’urgence de la situation demande des mesures fortes".

Pour Emmanuel André, "aujourd'hui, le foyer le plus important en Belgique, et de loin, ça reste la ville d'Anvers. Ce qui manque dans les mesures prises à Anvers, c'est la réduction de la mobilité des gens. S'il y a une situation particulière dans une zone définie de notre pays et à un moment particulier, il faut pouvoir prendre des mesures, mais aussi éviter qu’il y ait des mélanges entre des zones à faible risque et des zones à haut risque. Dans notre lockdown tel qu’on l’avait défini durant la première vague, il y avait cette réduction de la mobilité. On pouvait aller faire ses courses dans sa commune. C’est ce qui manque aujourd’hui. Les gens qui veulent faire la fête après le couvre-feu peuvent actuellement prendre leur voiture et aller dans les provinces voisines." Il insiste, "il faut absolument éviter que le phénomène d’Anvers se disperse sur l’ensemble du pays et dans d’autres pays voisins. Pour les autres foyers qui vont émerger, il faudra les limiter le plus rapidement possible. L’exemple d’Anvers aujourd’hui, c’est un signal auquel il faudra répondre plus rapidement, plus vite et plus fort quand ça arrivera dans d’autres villes."