Le vendredi 23 octobre, les autorités fédérales et régionales ont pris toute une série de nouvelles mesures afin de limiter la propagation du coronavirus en Belgique. On peut notamment citer la mise en place d'un couvre-feu entre 22 et 5h à Bruxelles et en Wallonie, la fermeture des parcs d'attractions, la fermeture des salles de spectacle et de cinéma à Bruxelles ou encore la forte limitation des présences au sein des universités et hautes écoles. Mais pas de confinement, comme l'espéraient beaucoup d'experts dont Emmanuel André.

Ce dernier s'est montré inquiet ce lundi sur Twitter, il craint notamment que la règle de privilégier le télétravail ne soit prise à la légère. "Il y a des bouchons de voitures et des bus remplis ce matin à Bruxelles", écrit-il en début de journée, un constat qui semble confirmer ses peurs. Pour l'ancien porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus, les nouvelles mesures en vigueur ne sont pas suffisantes. Dans un second tweet, il compare la situation belge avec celle d'autres pays. "Les pays qui ont pu contrôler la circulation du virus sont ceux qui jusqu’à présent ont le moins souffert d’un point de vue économique. Se donner l’ambition de réduire au maximum la circulation du virus, c’est assurer la survie de notre économie. Et sauver des vies". Pour étayer ses propos, il a partagé un graphique du Financial Times.


Finalement, dans un dernier message il a fait part de son indignation. "Pourquoi faut-il attendre que les hôpitaux soient saturés pour poser les gestes solidaires nécessaires ? À quel stade agirons-nous la prochaine fois ? Quelle crédibilité offrirons-nous à ceux qui demanderont de renforcer les digues plutôt que d’attendre qu’elles se brisent ?"


La situation épidémiologique continue de s'aggraver en Belgique. Actuellement en moyenne, nous dénombrons 12.491 nouveaux cas hebdomadaires, soit une augmentation de 44% par rapport à la même période, la semaine précédente.