L'expert met en garde contre une "seconde et même une troisième vague".

La Belgique a entamé, ce lundi 4 mai, son processus de déconfinement. Étape par étape, le pays assouplit les mesures adoptées pour faire face à l'épidémie de coronavirus. "Un moment crucial", selon le coordinateur du tracing, Emmanuel André. En effet, selon le virologue, le défi n'est pas tant de placer un pays en confinement, mais bien de relancer les activités en toute sécurité, sachant que le virus est toujours présent dans la population. Pour cela, il estime que le tracing occupera une place importante dans la stratégie à adopter pour éviter une seconde vague. Celui qui présentait auparavant tous les jours à 11 heures à la télévision les dernières données relatives à l'épidémie s'occupe désormais du dispositif qui permet de détecter les cas positifs au coronavirus et d'en informer leur entourage. "Ma nouvelle tâche est encore plus importante que d'informer la population de l'évolution des chiffres", affirme l'ancien porte-parole interfédéral à nos collègues de Het Nieuwsblad.

L'expert membre de la task-force chargée du déconfinement reconnaît que les virologues n'auraient pas adopté une telle stratégie si leur avis seul avait compté. "Mais nous ne détenons pas toute la vérité. Heureusement d'ailleurs. Si ça ne tenait qu'aux virologues, ça aurait été simple: tout le monde en confinement pendant un an", explique Emmanuel André. Mais la baisse de la force de l'épidémie dans notre société permet de sortir petit à petit de ce "lockdown". "Il y a des risques qui demeurent, avertit Emmanuel André dans Het Nieuwsblad. Nous comptons sur le sens civique des Belges (...). Mais il se pourrait bien que, dans quelques semaines, nous devions à nouveau durcir les règles. Si nous ne nous comportons pas correctement et que nous interprétons les règles à notre manière, nous devrons faire face à une deuxième et troisième vague de contaminations."