Belgique La direction de la chaîne privée RTL a annoncé dimanche la suspension d'antenne, tant en télé qu'en radio et à titre conservatoire, de sa chroniqueuse Emmanuelle Praet pour des propos considérés comme "outranciers" tenus lors de l'émission dominicale "C'est pas tous les jours dimanche". (Tous les détails ici)

Le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration a défendu la chroniqueuse sur Twitter dimanche soir. Il a en effet partagé un hashtag de soutien (#JeSoutiensEmmanuellePraet)

"Les coprésidents d’Ecolo Khattabi-Nollet ont exigé ce dimanche le licenciement d’Emmanuelle Praet parce qu’elle a affirmé que les gilets jaunes devaient plus réfléchir lorsqu’ils votent, parce que l’augmentation du prix du carburant est une exigence écologique. RTL leur a donné raison en la suspendant", a commenté Theo Francken.


Avant d'ajouter: "Les Verts veulent devenir la plus grande formation politique en Belgique: les auteurs d'opinion, chroniqueurs, chroniqueuses, analystes, scientifiques politiques, commentateurs... Méfiez-vous!"


Puis de conclure: "Des présidents de parti exigeant la démission d'un commentateur politique, journaliste. J'ai peur de ces Verts. Et j'ai la nausée que RTL leur donne raison."

Dans la foulée de l'émission, sur Twitter, Zakia Katthabi avait condamné les propos d'Emmanuelle Praet et appelé RTL à un démenti et une condamnation ferme.



D'autres réactions politiques

L'ex-député de la N-VA Hendrik Vuye, qui avait quitté le parti en 2016, a lui aussi commenté l'affaire: "Liberté d'expression en Belgique francophone... Une journaliste suspendue parce qu'elle déclare que Ecolo/Groen aime les taxes écologiques."

En Flandre toujours, la présidente de l'Open Vld, Gwendolyn Rutten, a elle aussi apporté son soutien à Emmanuelle Praet, estimant que la décision de RTL constitue un "mauvais signal". "Chaque politicien entend et lit des analyses sur lui-même, sur l'idéologie de son parti, qui sont fausses ou contraires à ce qu'il pense. Faire avec ça fait partie de la démocratie libérale. Si l'on est pas d'accord, on demande un droit de réponse. Pas de suspension", a-t-elle écrit sur le réseau social.


En Belgique francophone, Georges-Louis Bouchez, chef de file du MR à Mons, a lui aussi soutenu la chroniqueuse sur les réseaux sociaux.

D'autres élus MR sont montés au créneau, dont David Clarinval, Marion Lemesre ou Eric Sax prenant fait et cause pour la chroniqueuse.

 


>>> Lire aussi la réaction du ministre de l'Agriculture et des Indépendants, Denis Ducarme (MR)