Les jeunes de 16 à 17 ans pourront également se faire vacciner, ont décidé les ministres de la Santé lors d'une Conférence interministérielle. Ils recevront dès lors le vaccin Pfizer. Pour rappel, c'est actuellement le seul vaccin autorisé pour les jeunes dans l'Union européenne.

Les jeunes à risques seront inclus immédiatement dans la campagne de vaccination tandis que les autres auront leur tour après que tous les adultes auront eu l'occasion de recevoir leurs doses de vaccin, à partir du mois de juillet. Comme les adultes, les jeunes recevront une invitation sur base de l'adresse de leur domicile. Ils seront bien évidemment libres d'accepter ou de refuser cette possibilité.

Au début de cette année, les stagiaires de 16-17 ans en formation dans des maisons de repos ont déjà pu bénéficier de ce vaccin.

Les parents n'auront pas leur mot à dire

En vertu de la loi sur les droits des patients, ces jeunes sont autorisés à décider eux-mêmes de se faire vacciner. Le consentement des parents n'est pas nécessaire car, dans cette tranche d’âge, on reconnaît à l'adolescent la « majorité médicale ». Il est considéré comme capable de prendre cette décision lui-même.

La vaccination des enfants de moins de 16 ans n'est pas encore envisagée. Des analyses scientifiques et éthiques complémentaires sont nécessaires à cette fin.

La France avait elle aussi récemment décidé d'ouvrir la vaccination aux plus jeunes. Notre voisin a toutefois opté pour une tranche d'âge plus importante, entre 12 et 18 ans.

Ces dernières semaines, plusieurs experts s'étaient opposés sur le bienfondé (ou non) de vacciner les plus jeunes. Certains mettaient en avant le fait que les jeunes ne développaient pas souvent de formes graves tandis que d'autres affirmaient que vacciner les plus jeunes allait conduire à une immunité collective plus rapidement.