Jusqu’ici, cette non-séparation était l’exception. On trouvait toujours des obstacles pratiques ou administratifs pour les séparer”, explique Sophie Rohonyi (DéFI), l’une des autrices du texte.

Cette proposition de loi modifie le Code civil. Elle précise que les enfants élevés ensemble dans la même famille et qui ont développé entre eux un lien affectif particulier en raison d’une recomposition familiale sont traités comme des frères et sœurs. “Être placé, c’est un drame en soi, auquel s’ajoute parfois le drame de la séparation. Il fallait préserver ce lien car c’est souvent tout ce qui leur reste”, ajoute la députée.

Autre consécration : le droit des frères et sœurs d’entretenir des relations personnelles à la manière de ce qui a été fait pour les liens entre les grands-parents et leurs petits enfants. Il s’agit par exemple d’éviter que par l’influence d’un tiers, une personne ne soit privée de tout contact avec un frère ou une sœur.