Un suspect anversois d'une vingtaine d'année a été arrêté par le juge d'instruction d'Hasselt et placé en détention, soupçonné d'avoir participé à l'enlèvement et la séquestration d'un garçon de 13 ans originaire de Genk, confirme l'avocat Jan Keulen lundi soir. 

Dans la matinée, sept personnes avaient été interceptées, dont trois frères originaires d'Anvers, un homme de Zutendaal et une personne décrite comme "musulman extrémiste" de Maaseik. 

Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 avril, des individus masqués et lourdement armés sont entrés au domicile des parents et ont emmené de force leur fils de 13 ans à bord d'une voiture volée. La séquestration de l'adolescent aura duré 42 jours. Des contacts ont eu lieu durant cette période entre les ravisseurs et la famille pour demander une rançon. Le père et l'oncle du garçon avaient auparavant été condamnés dans une affaire de trafic international de drogues, les montants de leur gain révélés lors du procès auraient attiré la bande.

Des millions d'euros auraient été exigés, dont au moins une partie aurait bien été versée. Si bien que le garçon a été déposé en voiture à Genk par la bande peu après minuit lundi. L'adolescent est ensuite rentré à pied chez lui.

"Mon client connait certaines personnes qui sont apparemment impliquées dans l'enlèvement et la séquestration. Il s'agit d'un trio de Limbourgeois, qu'il connait. Il y a des éléments concrets, qui le lient à l'affaire, mais qui doivent être clarifiés. Nous comprenons que ces éléments doivent faire l'objet d'une enquête. Mon client dit être prêt à coopérer à cette enquête. Vendredi, il comparaitra devant la chambre du conseil de Tongres", a déclaré l'avocat Jan Keulen, familier des affaires d'enlèvement.

L'avocat a en effet défendu par le passé Jefke Peeters de Zonhoven, qui avait été impliqué dans l'enlèvement et la séquestration d'Anthony De Clerck, fils du magnat du textile Jan De Clerck, en 1992. Après 32 jours, il avait été libéré en échange du paiement d'une rançon de 6 millions d'euros