Belgique

"Ceux qui savent faire font, ceux qui ne savent pas faire, enseignent", disait le proverbe. Mais cet adage, peu flatteur pour les enseignants, semble avoir moins d’écho auprès des jeunes. Ils sont nombreux à se lancer dans des études d’enseignant.

Selon les indicateurs de l’enseignement, sorte de bible qui reprend toutes les données de l’école francophone, leur nombre augmente de 1 % à 5 % selon les formations (maternelles, primaires, secondaires…).

Ces dernières sont organisées majoritairement par les Hautes Écoles et ont une durée de trois ans. Ces dernières ont vu leurs effectifs grimper fortement depuis une dizaine d’années. "Cette année, nous avons plus de 1.000 étudiants, toutes filières pédagogiques confondues", note fièrement Pierre Smets, coordinateur de section à la Haute École Galilée.

Et si l’idée que la profession a pu redorer son blason dans l’opinion publique joue dans ce regain d’intérêt, d’autres facteurs peuvent expliquer cette augmentation du nombre d’étudiants. Ces derniers sont en effet pratiquement sûrs de trouver un travail une fois leur diplôme en poche. "La fonction d’enseignant est considérée, à la fois par le Forem et par Actiris, comme étant en pénurie. La demande est donc très forte, en particulier à Bruxelles. C’est un luxe pour un étudiant de pouvoir se dire, en ces temps de crise économique, qu’il est certain de travailler directement après ses études".

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