Après les explications données par Rudi Vervoort, Elio Di Rupo est lui aussi revenu sur la modification du couvre-feu. "J'eus préféré que tout le monde adopte la même attitude, mais vous avez vu que depuis le début la Flandre a un couvre-feu qui commence à minuit, là où nous avions un couvre-feu qui commençait à 22h. Nous devions décider parce que l'arrêté qu'ont pris les cinq gouverneurs s'arrêtait demain. Demain, c'est la fin du couvre-feu à 22h. On va se mettre au même diapason que la Flandre", a-t-il expliqué.

"Mais je comprends l'attitude de Bruxelles, j'aurais peut-être fait la même chose. Bruxelles a une densité de population plus importante, donc je peux comprendre. C'est la logique de l’État fédéral belge : chaque région a sa propre responsabilité."

Perspectives d'assouplissement...

"Il y avait aussi une très grande demande de nos concitoyens d'avoir plus de liberté. J'ai entendu ce que disent les citoyens. Je les comprends. J'aurais voulu d'ailleurs que le Comité de concertation ouvre davantage et permette davantage de libertés", a souligné Elio Di Rupo.

Interrogé à propos d'une éventuelle "bulle extérieure", il a assuré : "Tout cela est prévu. Nous avions déjà réfléchi à ouvrir, notamment avec une bulle extérieure plus importante; à permettre aux étudiants qui sont dans les hautes écoles de rentrer, à raison de 20% du nombre d'étudiants; à faire en sorte que dans l'enseignement secondaire on puisse rentrer vers le 15 mars pour la 3eme et la 4eme..." Malheureusement, l'importante hausse des hospitalisations et du nombre de lits occupés en soins intensifs n'a pas permis d'aller au bout de ces idées.

... ou troisième vague

"La question que nous nous posons est la suivante : est-ce le début d'une troisième vague ? Si c'est le cas, malheureusement ça va être terrible. Si en revanche, c'est une fausse alerte, que ce nombre va pouvoir se stabiliser, ou peut-être descendre, alors nous reprendrons notre bâton de pèlerin vendredi prochain en ouvrant des perspectives", a expliqué Elio Di Rupo.

"Il faut dire la vérité à nos concitoyens : on a tous envie de tout ouvrir", a précisé Elio Di Rupo, avant de rappeler que cette décision peut avoir de lourdes conséquences, évoquant la possibilité de voir les hôpitaux complètement débordés à nouveau si une troisième vague se confirmait. 

"J'espère que nous ne serons pas dans ce cas-là. Attendons, ayons un peu de patience. Nous allons observer attentivement les chiffres durant une semaine en espérant que nous ne sommes pas dans la troisième vague et alors on pourra avec sérénité ouvrir", a-t-il détaillé"On ouvrira par vague : il y aura une vague au mois de mars, une au mois d'avril, et peut-être une au mois de mai".

Les couacs des vaccins

Enfin, Elio Di Rupo a commenté les nombreux problèmes liés à la vaccination en Belgique. "Ce qu'il s'est produit, ce sont des problèmes informatiques. Je ne les excuse pas, mais dans tout système nouveau et précipité, il y a toujours des difficultés", a-t-il commenté. "Tout ça va se rétablir", a assuré le ministre-président. 

Selon lui, c'est bel et bien la disponibilité des vaccins qui pose principalement problème. "Rien qu'en Wallonie, il y aura 53 centres de vaccination. Nous serons prêts, d'ici une dizaine de jours, pour avancer. Mais nous serons tenus par la disponibilité des vaccinsJe suis optimiste, il y a de bonnes nouvelles", a-t-il conclu