"C’est une icône, un Marollien, un amoureux de Bruxelles et de la Belgique, nous glisse Philippe Close, bourgmestre de la Ville de Bruxelles. C’est un des seuls artistes qui lors de ses concerts faisait jouer la ‘Brabançonne’. Il y a beaucoup d’émotions et les gens en parlent avec beaucoup de joie. C’est bizarre car on est à un enterrement et on est triste de l’avoir perdu. Mais quand on évoque le Grand Jojo, ce sont des souvenirs heureux, des moments particuliers de communion. Je pense que c’est ce qu’il voulait dans son enterrement. Il a transmis de la joie."

Même son de cloche du côté d’Elio Di Rupo. "C’est non seulement un grand artiste belge qui a réussi à fédérer dans sa totalité, mais aussi un homme altruiste avec beaucoup d’empathie et d’amitié, nous dit le ministre-Président de la Région wallonne. Il communiquait le bonheur et le bien-être. C’est de la chanson populaire, mais le populaire est aussi de la culture." Dès lors, pourquoi pas un hommage national ? "Ce n’est pas à moi de décider de cela, assure Elio Di Rupo. En période Covid, on fait avec ce que l’on a. Le pays entier lui rend hommage par la pensée."

Philippe Close rappelle avoir "fait passer de la musique du Grand Jojo sur la Grand-Place. Ce n’était pas qu’un recueillement, les gens faisaient des farandoles, dansaient et riaient. Il aurait adoré ça ! J’espère surtout qu’on aura quelque chose de magique lors du grand bal national le 20 juillet prochain. Car la place du Jeu de Balle était son quartier. Ce jour-là, on va devoir faire quelque chose de spécial, tout le monde l’aura en tête."