La manifestation étudiante qui a rassemblé 210 personnes selon la police, et 450 selon les organisateurs, est arrivée peu avant 17h00 à son point d'arrivée devant le cabinet de la ministre flamande de l'Enseignement supérieur Hilde Crevits. La dizaine d'étudiants arrivés à pied de Louvain ou à vélo de Gand ont rejoint le cortège des manifestants devant le cabinet de la ministre Crevits où une délégation doit être reçue par le cabinet.

Sous la bannière "étudier est un droit, pas un privilège", les manifestants ont rappelé dans la journée devant le cabinet Marcourt leurs craintes de voir leur minerval augmenter, le maintien du gel de celui-ci étant la revendication princiale mise en avant ce lundi par la Fef, à l'occasion de la Journée internationale des étudiants. "On n'veut pas payer", chantaient ainsi les étudiants sur l'air des "Champs Elysées" de Joe Dassin. "Du fric, du fric, pour l'enseignement public", scandaient-ils également, plaidant de cette manière pour un refinancement.

Outre les associations étudiantes, on notait parmi les manifestants la présence des Jeunes FGTB et Jeunes CSC, des membres des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes (JOC), d'Ecolo J ainsi que de l'ancien président de la Fef et député bruxellois PTB, Michael Verbauwhede. "Je continue à manifester avec mes amis", a lancé l'élu, dont le parti soutient officiellement l'action.

Le ministre de l'Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt, dit comprendre "les revendications portées par la Fef et demande qu'une information objective sur les efforts accomplis par la Fédération Wallonie-Bruxelles (...) soit répercutée auprès de l'ensemble de la communauté estudiantine", indique son cabinet dans un communiqué lundi en fin d'après-midi.


200 étudiants dans les rues de Liège

Comme dans les sept autres villes du pays, une manifestation s'est déroulée lundi à Liège à l'initiative de la Fédération des Etudiants francophones (Fef). Le rassemblement a débuté à 12H15 sur la place Saint-Paul. Si la foule était peu nombreuse au départ, peu avant 13H00, les organisateurs dénombraient quelque 200 personnes. "Un grand maximum", selon la police de Liège, qui précise qu'aucun incident n'a été constaté.

Une photo de soutien aux étudiants flamands, touchés par une augmentation du minerval, a été faite, ensuite, différentes prises de parole ont eu lieu. Les présidents des conseils étudiants de la Haute Ecole de la Ville de Liège, de l'Helmo et de la Haute Ecole Charlemagne ont prononcé des discours, tout comme Nicolas Lemoine, membre du bureau de la Fef.

Ils ont plaidé pour un enseignement supérieur de qualité accessible à tous et pour une prolongation du gel du minerval en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Contrairement à ce qui avait été erronément annoncé, aucun cortège n'était prévu en direction de la place Sainte-Véronique où se situe le siège du PS liégeois. Le rassemblement a pris fin vers 13H30.


Plus de 200 étudiants également à Louvain-la-Neuve

Plus de 200 étudiants se sont rassemblés lundi vers 13H00 sur la place Montesquieu, à Louvain-la-Neuve, et se sont rendus en cortège jusque sur la place de l'Université. A l'appel de la Fédération des Etudiants francophones (FEF), ils protestaient contre les mesures d'austérité dans l'enseignement supérieur.

"Sur le plan local, le prix des kots à Louvain-la-Neuve rend également les études supérieures plus difficilement accessibles: il y a pénurie et certains kots sont insalubres, alors que le prix moyen de la location est de 280 à 290 euros par mois. A Namur, qui n'est pourtant pas loin, c'est 245 euros", indique la responsable de l'action à Louvain-la-Neuve, Hélène Jane-Aluja.

Les étudiants néolouvanistes pointent aussi le prix des syllabi, le décret "Wendy" prévoit normalement leur gratuité pour les étudiants boursiers mais il n'y a pas de financement. A l'Université catholique de Louvain (UCL), les boursiers sont remboursés de 40 euros par quadrimestre pour l'achat de ces supports de cours, alors que la dépense annuelle est estimée à plusieurs centaines d'euros.