Le frère des deux terroristes impliqués dans les attentats de Paris perd son poste à l’administration communale.

Mohamed Abdeslam, le frère de Salah et Brahim Abdeslam, impliqués dans les attentats de Paris, a été licencié, en début de semaine, par les autorités molenbeekoises. Si les membres de la majorité MR-cdH-Ecolo avaient déjà évoqué en janvier dernier la possibilité d’un tel licenciement, ce sont les déclarations récentes de Mohamed Abdeslam, selon lesquelles son frère Salah avait épargné des vies, qui ont scellé son sort.

Jusqu’au 13 novembre, Mohamed Abdeslam travaillait comme fonctionnaire communal au service des Étrangers. Dès le lendemain, l’homme s’était mis en congé maladie, et n’était plus revenu travailler depuis cinq mois. Si la commune n’avait jamais eu auparavant à se plaindre de son travail, les révélations concernant son implication dans l’affaire du gang des ambulanciers charognards avaient terni son image. Ses propos ambigus, début avril après la visite de son frère Salah en prison, ont ôté tout doute à des autorités locales qui estiment avoir fait pourtant preuve de patience.

Après avoir rendu visite à son frère Salah en prison début avril, Mohamed Abdeslam avait notamment déclaré à la presse que son frère avait été manipulé et n’était pas au courant au début de ce qui allait se produire le 13 novembre 2015. "Si j’avais voulu, il y aurait eu plus de victimes. Heureusement, je n’y suis pas allé", aurait confié le terroriste, soupçonné pourtant par les enquêteurs belges de vouloir préparer une fusillade dans le centre de Bruxelles avant son interpellation à Molenbeek le 18 mars dernier.

Des déclarations qui ont rendu la position de Mohamed Abdeslam au sein de l’administration locale proprement intenable, alors qu’il avait déjà remis plusieurs certificats médicaux d’absence. Estimant la rupture de confiance avérée, le collège molenbeekois a finalement voté lundi le licenciement du frère de Salah et Brahim Abdeslam.

Les autorités locales n’ont pas procédé à un licenciement pour faute grave et verseront des indemnités au désormais ex-employé communal, lequel est au courant de la procédure. Autant d’informations qui ont été recoupées à bonne source, la commune ne désirant pas communiquer sur ce qui est considéré comme une histoire interne.