Selon cette administration, les conditions d'entrée sur le territoire de l'étudiant congolais de l'UCL n'étaient pas remplies lors de son arrivée à l'aéroport national.

Une première tentative d'expulsion a échoué jeudi. Il en a été de même dimanche. Une vingtaine de membres du comité de soutien étaient présents à l'aéroport pour sensibiliser les autres passagers à la situation de l'étudiant.

M. Wasso est enfermé depuis le 18 septembre. Son recours devant le Conseil du contentieux des étrangers a été rejeté. Il disposait d'un passeport et d'un visa en règle délivré par l'ambassade belge à Kinshasa mais la police a mis en doute les motifs de son voyage car il n'était pas en possession d'une preuve d'inscription effective à l'université, ni de la preuve qu'il disposait des moyens financiers pour séjourner en Belgique, a expliqué un porte-parole de l'Office.

Glatigny interpelle Mahdi

La ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny (MR), a exprimé dimanche son incompréhension à propos d'un étudiant congolais détenu en centre fermé en vue d'être expulsé.

"Mercredi dernier, j'ai exprimé mon inquiétude au sujet de la situation de Junior Masudi Wasso auprès du secrétaire d'Etat à l'asile et la migration, M. Sammy Mahdi. Ce jour, relayant l'incompréhension du Conseil des Recteurs Francophones (Cref), j'ai réitéré mon appel à une clarification de la situation, en particulier des motifs du refus de l'accès au territoire", a-t-elle déclaré sur Twitter.

Le Cref a dénoncé la privation de liberté de l'étudiant et s'insurge contre la tentative d'expulsion de celui-ci. Il a appelé M. Mahdi à faire usage de son pouvoir discrétionnaire pour permettre à M. Wasso de poursuivre sereinement ses études en Belgique.

Dans les rangs politiques francophones, tant dans la majorité que dans l'opposition, des voix s'élèvent depuis plusieurs jours pour réclamer une révision de la décision d'expulsion de l'étudiant en économie et s'étonner du traitement que lui réserve l'Office des étrangers alors que le jeune homme disposait d'un passeport et d'un visa délivré par l'ambassade de Belgique à Kinshasa.

L'Office des étrangers a toutefois fait savoir que, malgré deux tentatives avortées, la procédure d'expulsion se poursuivrait. Un recours devant le Conseil du contentieux des étrangers a été rejeté, a indiqué un porte-parole selon lequel l'étudiant ne réunissait pas les conditions nécessaires pour son entrée en Belgique.

Une question sur le sujet au secrétaire d'Etat est inscrite mardi à l'ordre du jour de la commission de l'Intérieur de la Chambre.