Suite aux importantes intempéries du 15 juillet dernier, la ville de Pepinster est dévastée et peine à se relever. Ce jeudi, le bourgmestre de la ville sinistrée s'en est pris à la Croix-Rouge, estimant qu'elle était "aux abonnés absents". "On ne voit rien venir, il n'y a pas de volonté dans le chef de la Croix-Rouge", a notamment déploré Philippe Godin.

Des accusations auxquelles la Croix-Rouge a tenu à répondre. Par voie de communiqué de presse, ce jeudi après-midi, l'organisme s'est défendu et a assuré que toutes ses équipes étaient mobilisées pour "d’une part, venir en aide aux sinistrés les plus vulnérables et, d’autre part, apporter les solutions les plus pertinentes à court, moyen et long terme au regard de notre mission d’acteur humanitaire".

"Pas de sollicitations de la part des autorités"

"Actuellement, nous sommes présents dans 14 zones sinistrées, dont Pepinster. Dès le début de la crise, la Croix-Rouge de Belgique a eu des contacts avec les partenaires locaux de la commune pour proposer son aide en complémentarité ou reprendre certains dispositifs. Les réponses ont toujours été qu’il n’y avait pas de sollicitations de la part des autorités. A la demande de ces dernières, nous n’avons d’ailleurs pas ouvert de poste médical. C’est un autre organisme qui gère actuellement le poste médical avancé à Pepinster", poursuit le communiqué.

Une version qui semble donc diverger de celle du bourgmestre de Pepinster, qui regrettait que ses "demandes répétées" soient restées "sans réponse".

La Croix-Rouge affirme cependant mener certaines actions à Pepinster. "Depuis samedi dernier, des équipes de volontaires de crise sont déployées pour aider au nettoyage des maisons, à la distribution de kit d'hygiène et de produits d'entretiens, etc. via des tournées en porte-à-porte", liste l'ONG. Des équipes de secouristes et psychosociales y ont également été envoyées "en accord avec les autorités" et un dispositif de distribution alimentaire est mis en place via des foodtrucks. Sept cents repas chaud y sont fournis quotidiennement. La Croix-Rouge a également repris la gestion du centre d'accueil, qui distribue notamment les dons, "à la demande récente des autorités".