Hugues Dayez sera-t-il jugé coupable de sexisme pour avoir crié "À poil !" à l’intention de la maîtresse de cérémonie des Magritte 2017 ? Le jugement est prévu pour le 11 mai prochain. En attendant, le Monsieur Cinéma de la RTBF se montre confiant. "Le ministère public a requis mon acquittement. J’attends sereinement le prononcé du jugement qui aura lieu le 11 mai."

Le journaliste nie avoir crié "À poil" dans la salle de presse des Magritte à l’adresse de la présentatrice de 2017. Selon lui, il se serait agi d’un simple trait d’humour entre collègues sans intention sexiste. "À l’époque, j’étais dans la salle de presse. J’ai tenu des propos en off. Ce n’était pas dans l’espace public. J’étais devant une télévision et j’ai critiqué la captation en faisant référence au BIFFF (NdlR, le Brussels International Fantastic Film Festival). Devant les réactions assez froides du public, j’ai dit à mes consœurs et confrères : "Si ça continue comme ça, on va finir par crier à poil comme au BIFFF’. Si ça avait été un homme à la place d’Anne-Pascale Clairembourg, ça aurait été pareil, j’aurais fait exactement la même remarque. C’était une simple référence au festival du film fantastique mais pour une raison que j’ignore, cette référence a disparu des articles de presse au sujet de cette affaire. C’est ce que j’ai expliqué à l’audience la semaine passée", déclare-t-il

Selon le journaliste, ses propos n’avaient aucune raison de sortir de la salle de presse. Dans un post Facebook, il complète : "Que cet humour déplaise, je peux le comprendre mais comme je l’ai dit au tribunal, je ne crois pas que la vulgarité soit un délit."

Le journaliste confirme par contre avoir adressé un courrier à la maîtresse de cérémonie en 2017. "J’ai voulu lui expliquer le contexte", dit-il.

À un mois du jugement final, Hugues Dayez se montre optimiste. "La première tentative de plainte à mon encontre n’a pas abouti. À l’époque, le ministère public a requis un non-lieu et mon acquittement. J’ose espérer qu’il en ira de même cette fois", indique-t-il.