La Belgique veut une compensation pour les communes frontalières

BRUXELLES/LA HAYE La Belgique veut obtenir une compensation financière des Pays Bas pour les communes belges auxquelles l'installation d'un nombre grandissant de néerlandais coûte cher, a affirmé Didier Reynders, ministre des Finances, dans un entretien au journal néerlandais NRC Handelsblad.

Un accord conclu entre la Belgique et les Pays Bas en 1999, mais qui doit encore être ratifié par le parlement, réglait notamment le problème des travailleurs frontaliers; soit des personnes qui vivent dans un pays mais travaillent dans un autre.

Le principe choisi consistait à dire que les impôts à prélever l'était dans le pays où l'argent était gagné.

Actuellement, les communes belges perçoivent 6% de taxe en plus de l'impôt sur le revenu auprès de leurs administrés. Les Néerlandais travaillant en Belgique et vivant dans leur propre pays ne seront plus concernés par cette taxe après l'entrée en vigueur de l'accord de 1999.

De ce fait le nombre de Néerlandais dans les communes frontalières belges risque d'augmenter fortement. Par ailleurs, le nouveau système d'impôt néerlandais prévoit que ceux de ses ressortissants qui vivent en Belgique mais travaillent aux Pays-Bas, ne paient pas d'impôt sur leur rente hypothécaire. Les communes belges verront donc ainsi énormément d'argent leur échapper.

Didier Reynders a déclaré vouloir un `remboursement´ de la part des Pays Bas, sans toutefois en préciser le montant. Le ministre néerlandais des Finances n'était pas disponible samedi pour réagir.