La Belgique retient son souffle. Alors que des discussions sont en cours depuis ce jeudi matin au sein du comité de concertation, la population attend de voir à quoi ressemblera ce qui se profile comme un second "confinement". S'il ne sera pas aussi drastique que le premier, des restrictions seront tout de même imposées. Mais quelles seront ces mesures présentées, selon les dernières informations, ce vendredi 16 octobre? Pour l'épidémiologiste Pierre Van Damme, il faut accorder la priorité à certains secteurs qui ne doivent pas fermer leurs portes, tout en s'adaptant à la situation sanitaire. L'expert a ainsi évoqué les entreprises. "Si nous mettons davantage en place le télétravail en le rendant obligatoire, nous pourrons continuer à faire fonctionner les entreprises, a-t-il détaillé auprès de nos confrères de Het Laatste Nieuws . C'est une petite intervention qui garantit toutefois que les transports en commun seront moins utilisés et qui permet d'éviter que les gens entrent en contact les uns avec les autres, laissant moins de chances au virus de se propager." 

M. Van Damme a plaidé également pour que les écoles restent ouvertes. Au détriment des cafés et restaurants ? Pas forcément. Selon l'épidémiologiste, il n'y a aucune raison actuellement de fermer ces établissements. "Nous avons déjà des mesures spécifiques qui concernent les bars, a-t-il expliqué. Si vous appliquez cela également aux restaurants, vous pourrez conserver une vie sociale. C'est très important aussi en ces temps compliqués. Qui plus est, dans ces endroits au moins on peut contrôler la transmission alors qu'à la maison ou au travail, c'est plus difficile."  ou A

Un couvre-feu ? Oui mais...

La France a également choisi de garder l'horeca ouvert. Comme l'a annoncé Emmanuel Macron, ce mercredi 14 octobre, les restaurants et cafés pourront rester ouverts mais, dans plusieurs grandes villes où le virus circule abondamment, un couvre-feu sera instauré de 21 heures à 6 heures du matin. Doit-on s'attendre à ce que la Belgique suive le pas de son voisin ? Pour Pierre Van Damme, un couvre-feu peut être une bonne idée, mais il ne faut pas le généraliser à l'ensemble du pays. "Il est vrai qu'un couvre-feu peut empêcher des rassemblements de masse, mais il vaut mieux l'appliquer très localement si nécessaire, car à l'échelle nationale ce ne serait pas proportionnel", a conclu l'expert à HLN , citant l'exemple d'Anvers qui avait imposé cette mesure "pas populaire du tout mais qui a fonctionné et largement fait ses preuves".