Fayçal Cheffou, qui avait par erreur été pris pour l'homme au chapeau lors des attentats de Bruxelles, est revenu sur ses conditions d'emprisonnement après son arrestation sur le plateau de "Touche pas à mon poste". Définivement blanchi en début d'année, Fayçal Cheffou n'oublie pas pour autant ce qu'il a vécu lors de son incarcération alors qu'il n'avait rien avoir avec les attentats.

"Les gardiens m'apportent une télévision et me disent 'ici on a le bouquet vous êtes sur toutes les chaines du monde. Et là je vois ma tête partout sur des chaines en espagnol, en russe,... Et là j'ai envie de gueuler et dire 'Mais ce n'est pas moi !'" explique-t-il à Cyril Hanouna.


L'homme a également dû faire face à de nombreuses insultes de la part des gardiens de prison. "Quand ils passaient ils ouvraient le clapet en me disant 'sale terroriste de merde, t'as tué 32 personnes. Tu vas rester ici et tu ne vas jamais sortir d'ici' et les insultes continuaient toujours. On me lançait des 'T'es l'homme au chapeau, assassin, criminel, sale djihadiste,...'".


Son emprisonnement, qui durera 3 jours, l'aura marqué à vie. "Toutes les 15 minutes les gardiens frappaient à la porte et me mettaient un flash sur la tête. Un jour, je ne dormais pas et je regardais la télé et là il y avait des trucs qui se racontaient, c'était fou. Je vois tout un tas de spécialistes et d'experts qui viennent parler sur des plateaux et qui disent que je suis un homme avec du sang froid et une grande détermination. Et moi j'étais là, j'écoutais."


Lors de sa libération, Fayçal Cheffou indique également avoir vécu des choses assez anormales. "Je vois à la télé que je suis libéré mais moi je suis là en taule. Je ne peux pas être libéré si je suis en taule ! Donc je toque à la porte et j'appelle les gardiens en disant que je vois à la télé que je suis libéré. Et là un agent me dit que je suis fou et que je vais rester en prison toute ma vie."

Sauf que quelques minutes plus tard le discours change. "30 minutes plus tard ils viennent et me disent 'prépare-toi t'es libéré'. J'y croyais pas mais ils me confirmaient et m'ont dit 'c'est bon t'es libre, tu peux nettoyer ta cellule et t'es libéré'. C'était la condition pour moi sortir d'après eux."