Ce vendredi, le Comité de concertation a tranché concernant l'avenir des métiers de contact. Les salons de coiffure pourront donc rouvrir leurs portes à partir du 13 février. " On est soulagés, et satisfait d'avoir enfin une date de reprise", réagit Patrick Dumont, coiffeur bruxellois et vice-président de la Fédération des coiffeurs de Belgique (Febelhair). Néanmoins, le protocole sanitaire exigé par les dirigeants belges inquiète les coiffeurs, notamment concernant la possible obligation de surveiller la ventilation à l'intérieur des salons. Pour pouvoir rouvrir, les établissements de coiffure devaient suûrement devoir s'équiper d'un détecteur de CO2. " Même si la plupart des professionnels sont déjà équipés à ce niveau-là, d'autres devront investir et se ruer sur ces appareils", peste Patrick Dumont. Autre crainte, celle de ne pas pouvoir tourner à plein régime. " Avec cette règle de un client sur 10 mètres carrés, et ce système de réservation espacé vont nous faire perdre en productivité", rajoute le vice-président de la Febelhair. Un protocole strict imposé le Premier Ministre Alexander de Croo, qui " pourra être réalisable à l'échelle de tous les salons", espère la Febelhair.

 
De leurs côtés, les autres métiers de contact tels que les esthéticiens, tatoueurs ou encore salons de manucure devront quant à eux patienter jusqu'au 1er mars. Pour Laurence Wuylens, présidente de l'Union nationale de l’esthétique et du bien-être (Uneb), cette nouvelle sonne comme une véritable injustice : " On nous avait promis que les centres de soins et d'esthétique seront logiquement considérés comme des métiers de contact. Et avec leurs annonces, ce changement de parcours n'est ni honnête ni logique." Cette décision pousse à bouts certains professionnels du secteur. C'est le cas de Sakia, gérante d'un centre d'esthétique à Limelette. " J'ai envie de pleurer. Sincèrement, je ne m'attendais pas à devoir attendre un mois de plus pour rouvrir. J'espère qu'on pourra survivre." Et même l'idée d'avoir enfin une date de réouverture fixée ne réjouit pas forcément l'Uneb : " Aujourd'hui on nous parle du 1er mars, mais le problème c'est qu'on ne les croit plus. La confiance envers les politiques est désormais rompue."