Au cours de la mission de la nuit dernière, six femmes et seize enfants ont été (r)amenés en Belgique. Les femmes sont immédiatement incarcérées en raison de leurs liens avec l'EI. Les enfants, qui ont tous moins de 12 ans, seront pris en charge par le Parquet de la Jeunesse.

Le Premier ministre De Croo a défendu mardi la décision de transférer les enfants et les mères dans notre pays.

"Ce sont des enfants qui n'ont absolument rien à voir avec les mauvais choix que leurs parents ont faits. Notre priorité a toujours été de récupérer ces enfants. Ces enfants se trouvaient dans de très mauvaises conditions, avec un risque très élevé d'être exposés à l'extrémisme, au lavage de cerveau, etc. (...) Nous voulons donner un avenir à ces enfants".

Le Premier ministre a ajouté que les mères étaient déjà en prison et qu'elles étaient suivies de très près. "L'analyse de l'OCAM indique qu'il est beaucoup plus sûr de les faire venir ici que de les laisser là-bas sans pouvoir les contrôler", a déclaré M. De Croo. "Pour certaines femmes, les juges ont décidé qu'elles ne représentaient plus un danger aigu pour la société. Même si elles ne sont plus en prison. Mais ce n'est pas parce qu'ils ne sont plus en prison qu'elles ne sont plus suivies (...) Cela a été un choix très conscient et une analyse détaillée pour ramener ces enfants et ces femmes."