Concrètement, l’enseignement supérieur repasse donc en code rouge, ce qui signifie que les activités d’apprentissage en présentiel sont à nouveau interdites. Seuls les laboratoires, les travaux pratiques et les cours artistiques ne pouvant pas se tenir à distance pourront encore être organisés en présentiel, moyennant le port du masque et en ayant pour objectif de limiter au maximum le nombre d’étudiants présents de manière simultanée.

Les évaluations peuvent par contre toujours avoir lieu en présentiel en raison de leur caractère pratique ou pour assurer l’égalité entre les étudiants.

Pour beaucoup d’étudiants, la nouvelle a fait l’effet d’une douche froide. “J’espérais vraiment pouvoir revenir en cours au moins de temps en temps. Mais j’ai peur de ne pas du tout pouvoir revenir à l’école d’ici la fin de l’année. Après les vacances de Pâques, il ne reste presque plus deux semaines de cours”, déplore Armani, étudiant en deuxième année de communication. "Cette année académique, on n'a pu suivre que deux cours en présentiel. J'ai passé toute l'année chez moi, en distanciel. Mêmes les examens ont eu lieu à distance. J'envie mon petit frère qui est en secondaire et qui a pu avoir cours presque normalement."

De son côté, la ministre de l’Enseignement Supérieur Valérie Glatigny (MR) qualifie la décision de faire basculer l’enseignement supérieur en code rouge jusqu’au 19 avril de “crêve-coeur”. “On connait l’importance pédagogique et psychologique des activités en présentiel même partielles pour nos jeunes. Nous remettrons sur la table dans les meilleurs délais un retour le plus large possible des étudiants sur les campus”, affirme-t-elle.