"Comme ministre de tutelle, j'ai demandé à la SNCB de garantir l'ouverture des gares ainsi que le maintien voire l'élargissement des horaires des salles d'attente pour les voyageurs. J'ai également demandé à la SNCB de lutter contre la fracture numérique, notamment par la présence de stewards à certaines périodes importantes de l'année, comme les hautes saisons touristiques ou pour les abonnements scolaires", a expliqué le ministre dans un communiqué.

Le ministre veut également faire des gares des lieux de vie locale. "Les gares sont des lieux de vie et de rencontres. C'est pour cela que j'ai encore demandé à la SNCB d'ouvrir dès aujourd'hui un dialogue avec les communes concernées, ainsi qu'avec des acteurs économiques et associatifs locaux afin qu'ils puissent utiliser au mieux les espaces libérés", a-t-il ajouté.

"Aucune gare ne sera fermée", a encore précisé le ministre. "La fermeture de guichet n'est jamais une nouvelle réjouissante. C'est une décision prise par la SNCB qui adapte ses services d'une part, à l'évolution de la demande des voyageurs et d'autre part, pour affecter ses moyens vers une offre de transport renforcée. Car oui, nous voulons plus de trains, des trains plus agréables et plus ponctuels. C'est mon objectif pour les usagers du rail", a-t-il encore dit.

En attendant, l'opposition dénonce cette décision de la SNCB. Le PTB a mis en avant le service rendu aux guichets des gares pour une partie de la population qui n'est pas à l'aise avec la technologie.

"Un guichet est toujours utile pour une partie de la population moins familière avec les nouvelles technologies. Sacrifier les personnes âgées ou analphabètes sur l'autel de la rentabilité, ce n'est pas notre vision de société. Les usagers doivent avoir le choix d'acheter leur billet via les guichets ou via la voie digitale", a fait remarquer la députée Maria Vindevoghel qui voit aussi dans les guichets une garantie de présence humaine dans une gare.

"C'est un élément important pour attirer les usagères, quand on sait qu'une femme sur trois évite les transports en commun par peur d'une agression, selon une étude du SPF Mobilité", ajoute-t-elle.

Quant au cdH, il pointe du doigt le discours d'Ecolo qui chaque année, à l'occasion de la Saint-Valentin, déclare sa flamme aux usagers du rail et aujourd'hui laisse passer la décision de la SNCB. "Elle semble bien loin la Saint-Valentrain d'Ecolo. Encore une couche qui ne va pas dans le sens de la mobilité, ni de la prise en compte des régions (semi)-rurales, ni de la sécurité, ni de l'aide pour les personnes à mobilité réduite. Des alternatives s'imposent! ", a souligné la cheffe de groupe à la Chambre, Catherine Fonck.