Belgique Le ministre de l’Intérieur a décidé de maintenir les activités policières prévues le 21 juillet, malgré les réticences syndicales.

La police assistera bel et bien au défilé du 21 juillet. De même que le village policier, organisé pour l’occasion, sera, lui aussi, maintenu. Que les policiers aient peur ou non.

Le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, a décidé de ne pas perturber les festivités nationales. Il a rendu sa décision hier soir.

Plusieurs syndicats policiers lui avaient demandé, avec insistance, ce mardi, d’annuler tant le défilé de la police, dans les rues de Bruxelles, que le traditionnel village policier. Et ce, pour des raisons de sécurité.

Les syndicats craignent un attentat le jour de la fête nationale. Ils espéraient éviter un rassemblement de bleus en rue. La CSC police a affirmé avoir obtenu de la hiérarchie de la police un "avis négatif", pour l’organisation du défilé ce jour-là.

Mais après analyse de la situation, le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, estime qu’il n’y a pas lieu de modifier le programme de mardi prochain.

"Jan Jambon a pris ses renseignements et s’est assuré que des mesures complémentaires de sécurité étaient prévues pour ce défilé, au niveau policier. C’est le cas. Il n’est dès lors pas nécessaire de revoir la situation", nous a précisé ce jeudi soir la porte-parole du ministre N-VA.

Une décison qui ne devrait pas satisfaire les syndicats, dont certains ont déjà menacé d’un éventuel arrêt de travail, le jour de la fête nationale.

"Nous déplorons" cette décision, a souligné M. Deldicque, délégué permanent de la CSC Police, "pour la simple et bonne raison que le niveau établi par l’Ocam pour la situation globale des policiers est de 3 et qu’un avis négatif a été rendu par le conseiller en prévention à la police fédérale".

Les syndicats envisageront vendredi quelles actions pourraient être décidées en front commun, "sans toutefois mettre à mal le dispositif de sécurité" des festivités.


Les pompiers affiliés au SLFP menacent de mener des actions le 21 juillet

Les pompiers du SLFP menacent de mener des actions le 21 juillet pour protester contre les manquements de la mise en œuvre de la réforme des services incendie. "Cette demande provient des hommes de terrain. On doit encore se concerter pour savoir quelles actions seront menées. Les pompiers pourraient éventuellement porter des brassards noirs ou installer des rubans noirs sur les camions", a précisé vendredi Eric Labourdette, président de la cellule "pompiers" au SLFP. Le SLFP reproche de nombreux manquements à la mise en œuvre de la réforme des services incendie. "Cela fait sept mois que cette réforme a été lancée et que le mécontentement gronde dans les casernes. De nombreux problèmes restent à régler. Nous comprenons que le fédéral doit faire des économies, comme tout le monde en ce temps de crise, mais il ne faut pas que ces économies se fassent au détriment de la sécurité des gens et des pompiers", explique M. Labourdette.

Depuis le 1er janvier 2015, soit près de 10 ans après la catastrophe de Ghislenghien qui a justifié la réforme, les services incendie du pays sont structurés en 34 zones de secours au lieu de 251 précédemment. Ces zones sont administrées par des conseils et collèges de zone, où siègent les bourgmestres concernés. A Bruxelles, qui ne fait partie d'aucune zone, le Siamu (Service d'Incendie et d'Aide Médicale Urgente) relève du gouvernement bruxellois.

Le SLFP dénonce plusieurs manquements dans la mise en œuvre de la réforme, dont le "non-respect de la législation en vigueur par rapport au choix du statut, le non-respect de la loi instaurant le règlement de travail, le non-respect de la législation en matière du code du bien-être ou encore le non-respect des droits acquis".