Ce procès pour terrorisme dit "de la filière poussette" en raison du fait qu'une jeune mère avait tenté de partir vers la Syrie avec son bébé de quatorze mois, concerne plusieurs tentatives de Belges de rejoindre les rangs de l'Etat Islamique (EI).

Le procureur fédéral Jean-Marc Trigaux a requis, mardi, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, des peines d'un an à six ans de prison, dont certaines avec sursis, à l'encontre de six personnes poursuivies pour participation aux activités d'un groupe terroriste. Ce procès terrorisme dit "de la filière poussette" en raison du fait qu'une jeune mère avait tenté de partir vers la Syrie avec son bébé de quatorze mois, concerne plusieurs tentatives de Belges de rejoindre les rangs de l'Etat Islamique (EI) en Syrie, entre 2013 et 2015. Le procureur a requis une peine de cinq ans de prison ferme à l'encontre de Marine P., qui fait défaut et se trouverait en Syrie. Celle-ci n'a plus donné signe de vie depuis le 16 octobre 2014.

Il a également requis une peine de quatre ans de prison avec sursis partiel pour Julie V., une amie de Marine P., ainsi que pour Mélissa F. Toutes deux sont suspectées d'avoir tenté de partir en Syrie pour rejoindre l'EI et son djihad armé, la seconde accompagnée de son bébé de quatorze mois.

Le procureur a encore requis une peine de six ans de prison à l'encontre d'Abdelkader B. qu'il considère comme le dirigeant d'une filière d'envoi de combattants vers la Syrie.

Il a ensuite requis une peine d'un an de prison avec sursis pour le frère de celui-ci, Mohammed B., qui est poursuivi pour avoir apporté un soutien logistique à son frère dans sa tentative de rejoindre la Syrie.

Et enfin, le procureur a requis une peine de trois ans de prison avec sursis à l'encontre de Mohamed B. qui avait tenté également de rejoindre la Syrie avec Mélissa F. et Abdelkader B. le 15 janvier 2015.