Denis Ducarme (MR), député fédéral et ex-ministre des Indépendants, a rendu visite le mercredi 17 février à des gérants de salle de sport, The Training Box située à Braine-L'Alleud. Une vidéo de cette rencontre, postée sur YouTube, a fait surface ce mardi sur le web. On y voit le libéral discuter avec les deux indépendants de la manière dont il conçoit son rôle de politique. Il s’en prend très sévèrement à la gestion de la crise par Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé. “J’essaye de mettre mon poids politique au service d’une cause, au service des gens qui doivent aider à rouvrir un peu la société. Je ne veux même pas parler face caméra. […] Ce n’est pas du tout une démarche politicienne de ma part, j’ai arrêté de faire de la politique politicienne depuis le début de la crise, c’est fini”, leur explique Denis Ducarme. 

“Par contre, il y a quelques Ayatollahs en face comme Vandenbroucke et cie. Eux, s’ils pouvaient tous nous enfermer jusqu’en septembre, ils nous enfermeraient jusqu’en septembre.”

Denis Ducarme a assuré à la DH qu’il ignorait être filmé. Le propos ne surprendra pas sur le fond. Sur la forme, il est plus musclé qu'à l'habitude.

“Les Vandenbroucke, les Van Ranst, les Vlieghe, les Emmanuel André… Jusqu’à il y a un mois, celui qui osait dire quelque chose d’un peu différent, il était pendu !”, reprend Denis Ducarme. “Les choses ont changé quand on a commencé à mettre en avant quelques incohérences, comme l’étude sur les coiffeurs qui n’était pas bien torchée, pas significative. Et avec le renfort de quelqu’un comme Yves Coppieters, qui est plus mesuré, on fait reculer l’expertocratie, quelqu’un comme Vandenbroucke. Mais c’est un bras de fer.”

Depuis la mise en place du gouvernement Vivaldi, Denis Ducarme s’est positionné comme un franc-tireur au sein de la majorité à la Chambre comme au sein du MR, se postant en défenseur des indépendants et menant depuis la majorité une forme de partici-opposition très dure en particulier envers Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé et les experts qu'il juge trop radicaux.