Le temps de l'action est venu. Après un Codeco trop mitigé vendredi dernier au regard de l'évolution de la pandémie, complété dimanche par des mesures propres à nos écoles d'ores et déjà jugées insuffisantes par d'aucuns, nos autorités s'apprêtent à serrer la vis, lors d'un Codeco qui aura lieu ce mercredi 24 mars, dès neuf heures du matin (à suivre en direct sur notre site).

Les marqueurs de l'épidémie contraignent donc le 16 à agir. "Les chiffres d'hospitalisation sont depuis 7 jours au-dessus de 200, avec une valeur exceptionnellement élevée de 282, ce lundi. Les prochains jours diront si c'est exponentiel ou une valeur aberrante, mais les chiffres nous poussent à agir sans attendre", nous indique le porte-parole d'Alexander De Croo.

Au sommet de l'Etat, la situation est jugée critique. Le comité de concertation ne se contentera donc pas de mesures d'ajustements, et devrait taper fort. Pour autant, la situation n'est pas jugée pire qu'en octobre avant le pic de la deuxième vague. Il n'est donc pas question de prendre des mesures plus strictes qu'à ce moment-là. Souvenez-vous : le congé de Toussaint avait alors été avancé d'une semaine, les magasins non-essentiels et les métiers de contact devaient fermer leurs volets. Exactement ce qui est préconisé par les experts qui conseillent notre gouvernement, dans leur dernier rapport dont a eu vent La DH. Et qui réclame un passage au plan C, synonyme de lockdown afin de "refroidir" la flambée.

Autre élément majeur : selon nos infos, les mesures qui seront prises et annoncées ce mercredi le seraient à priori pour trois semaines... minimum. Il nous revient en effet qu'aucune date de fin ne devrait être fixée au vu du caractère imprévisible de l'épidémie.

De son côté, Frank Vandenbroucke a bien reçu le "cri d'alarme" des quatre fédérations hospitalières qui réclament des mesures "décisives". Selon son cabinet, le ministre Vandenbroucke met en garde contre des chiffres qui augmentent depuis un certain temps et espère "que chacun prendra ses responsabilités mercredi."