Le chargé de mission royal Egbert Lachaert est attendu au Palais vendredi, et l'on attend de lui qu'il donne une direction claire pour la formation du prochain gouvernement. Il plancherait sur une coalition arc-en-ciel (libéraux, socialistes et écologistes). 

La question est maintenant de savoir si le CD&V viendra compléter le casting pour former une coalition Vivaldi, qui disposerait d'une majorité plus stable au Parlement. "Beaucoup dépendra du projet qu'Egbert Lachaert et les autres partis nous présenteront", commente Joachim Coens dimanche dans Het Nieuwsblad. "Si c'est un agenda éthique arc-en-ciel à la sauce belgicaine qui les réunit, ce sera sans nous", avertit-il. 

Le président du CD&V Joachim Coens fera lundi un point sur l'état d'avancement des négociations en vue de la formation fédérale aux députés du parti. Il explique au Nieuwsblad que le CD&V dispose d'un programme complet pour la reprise de notre économie, avec une attention particulière sur le renforcement du pouvoir d'achat, une fiscalité juste, des investissements dans les soins de santé et une transition vers une économie durable. "Le gouvernement doit être plus efficacement organisé, la trajectoire budgétaire doit être tenable et nous devons nous soucier des plus précaires. C'est ce que nous souhaitons réaliser, c'est de cela qu'il s'agit."

Reste désormais à voir si les autres partis partagent cette vision et dans la positive, ce qu'ils sont prêts à mettre en place pour y arriver. "Le point de départ diffère de la coalition bourguignonne (PS, N-VA, libéraux)", poursuit Joachim Coens. "Une coalition avec le PS et la N-VA reste notre premier choix, le scénario a gagné notre confiance. Si une autre proposition est sur la table, il faudra chercher à établir cette même confiance dans un premier temps, avant d'aller plus loin."

Si c'est un agenda éthique arc-en-ciel à la sauce belgicaine qui émerge, le CD&V mènera "avec grand plaisir" l'opposition, annonce Joachim Coens. "Mais si c'est une coalition centriste qui est proposée, avec une réponse forte aux questions socio-économiques, alors nous écouterons", précise-t-il.