La réunion précède un rapport au Roi - en principe final - des préformateurs Egbert Lachaert (Open Vld) et Conner Rousseau (sp.a). La réunion se déroule dans un climat de grande tension suscitée par l'attitude du président du MR, Georges-Louis Bouchez. Les présidents qui sont arrivés à midi n'ont pas fait de commentaire. "La situation est suffisamment compliquée", a dit le co-président d'Ecolo Jean-Marc Nollet.

Le sp.a a fait monter la température d'un cran après les crispations constatées dimanche. Il ne veut plus poursuivre les discussions avec le MR en vue de former un gouvernement, estimant qu'il s'agit d'un parti "qui ne veut pas de solutions", a-t-il fait savoir peu avant le début de la réunion.

La démission de Lachaert?

De Tijd annonce qu'Egbert Lachaert souhaite remettre sa démission au roi.  On n'en est pas encore là, selon des sources présentes à la table, qui nous assurent que le pré-formateur se montre combatif et tente de sauver la situation.

Le CDH à la place du MR?

En cas d'échec de la mission, la seule solution restante pourrait être de remplacer le MR par le CDH dans la coalition. Il faudrait pour cela désunir la famille libérale. Or, l'Open Vld s'est jusqu'ici toujours refusé à lâcher le MR.Le délai parait court pour réaliser une telle manœuvre d'ici au 1er octobre.

Un échec de la mission Lachaert/Rousseau précipiterait probablement un retour aux urnes. 

De leur côté, les libéraux francophones ont tenu un bureau en matinée. Ils ont réaffirmé leur volonté "de travailler pour arriver d'ici au 1er octobre à un accord sur la formation d'un gouvernement de plein exercice bénéficiant d'une forte majorité parlementaire, tâche à laquelle le Mouvement Réformateur a œuvré sans discontinuer et sans émettre aucune exclusive depuis les élections législatives de mai 2019".

Ils insistent sur la nécessité de porter l'attention "sur la résolution des points de fond avancés par tous les partis, en ce compris les lignes libérales portées par le MR, ainsi que sur la constitution de la future formation gouvernementale, qui devra être en mesure de travailler dans un climat de confiance et de sérénité".

"Pour nous, la seule option reste la Vivaldi", a assuré le ministre wallon Jean-Luc Crucke (MR), à la sortie du bureau, tandis que le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet, évoquait une "phase de crispation légitime à cette phase de discussion".

La Première ministre, Sophie Wilmès, est également présente à la réunion. Elle fait partie de la délégation du MR. Dimanche soir,à la demande des président des partis non libéraux, elle avait déjà rejoint les négociateurs alors que la réunion plénière des sept partis était interrompue afin d'arrondir les angles avec son président de parti.