Belgique

La N-VA ne veut plus que les mutualités soient chargées du remboursement des prestations médicales. Cette mission doit désormais revenir aux autorités. Il s'agit d'une des mesures d'efficience prônées par le parti nationaliste afin de donner plus de ressources au département Bien-être. Le groupe de travail Bien-être, emmené par le vice-président de la N-VA, Lorin Parys, se réunissait vendredi dans le cadre de la formation pour un gouvernement en Flandre. Les discussions étaient particulièrement difficiles, selon une source au sein du groupe, et les travaux se poursuivront en soirée, voire dans la nuit.

La note initiale de l'informateur Bart De Wever prévoit des investissements dans le secteur mais dans des termes peu clairs. Selon un négociateur, la N-VA chercherait aussi à trouver des pistes permettant de libérer des moyens. Le paysage est actuellement trop fragmenté et le parti souhaiterait donc que les autorités reprennent une partie de l'organisation. "La N-VA ne cache pas sa méfiance à l'égard du système des soins de santé, du bien-être et du travail social. Elle est convaincue que trop d'argent passe par la fenêtre", commente cette source. "Alors que les autres partis en présence (Open Vld et CD&V, NDLR) estiment que les organisations et réseaux existants font du bon travail."

La N-VA veut que les tâches des mutualités soient désormais assurées par le service public. "Mais ça coûte aussi de l'argent. Il faut mettre de nouvelles administrations sur pied et engager des fonctionnaires supplémentaires", avance un négociateur.

Dans une réaction vendredi soir, la N-VA contestait avoir mis le sujet des mutualités sur la table.